Les effets de l’abolition du changement d’heure sur la santé
Photo: unsplash.com
Expertise universitaire pour contextualiser l'actualité:

Les effets de l’abolition du changement d’heure sur la santé

Contexte:
Alors que plusieurs provinces abandonnent le changement d’heure, des experts mettent en garde contre l’heure d’été permanente.


 

Les membres des médias peuvent communiquer directement avec:


 

Rébecca Robillard (français et anglais)

Professeure agrégée, École de psychologie, Faculté des sciences sociales ; et coprésidente du Consortium canadien de recherche sur le sommeil.

Rebecca.Robillard@uottawa.ca

La professeure Robillard est spécialiste du sommeil et de la santé mentale, de l'insomnie, des rythmes circadiens, ainsi que des liens entre le sommeil et les troubles neurologiques et psychologiques.

« L'heure est d'abord un phénomène naturel défini par la position du soleil. Choisir l'heure normale permanente, c'est choisir l'heure naturelle avec laquelle nos rythmes biologiques ont évolué depuis le début de l'humanité afin de favoriser notre santé, notre bien-être et notre performance. »


 

Stuart Fogel (anglais seulement)

Professeur titulaire, École de psychologie, Faculté des sciences sociales ; et Directeur en neurosciences du laboratoire de recherche sur le sommeil.

sfogel@uottawa.ca

Les recherches du professeur Fogel portent sur les liens entre le sommeil, le fonctionnement cérébral et les rythmes biologiques. Il pourrait apporter un éclairage neuroscientifique sur les effets de la perturbation des horaires de sommeil.

« L’heure d’été est une appellation trompeuse. En hiver surtout, si l’on conservait l’heure d’été toute l’année, on perdrait de la lumière du jour au moment où nous en avons le plus besoin : le matin. Les experts s’accordent à dire que l’heure d’été permanente a des effets négatifs et étendus sur la santé physique et mentale, en particulier sur la santé mentale des jeunes. »


 

Jean-Philippe Chaput (français et anglais)

Professeur titulaire, Département de pédiatrie, Faculté de médecine

jpchaput@cheo.on.ca

Les recherches du professeur Chaput portent sur la prévention et le traitement de l’obésité chez les enfants, la santé du sommeil, le temps passé devant les écrans et l’activité physique.

« En synchronisant nos horloges biologiques avec l’alternance naturelle du jour et de la nuit, nous pouvons améliorer notre santé, accroître notre productivité et renforcer la sécurité de tous. »


 

Tetyana Kendzerska (anglais seulement)

Professeure agrégée, Département de médecine, Faculté de médecine.

tkendzerska@toh.ca

La professeure Kendzerska est spécialiste de la médecine du sommeil, des troubles respiratoires du sommeil et des liens entre les troubles du sommeil et les maladies chroniques.

« Bien que l’élimination des changements d’heure saisonniers soit une mesure positive, les données scientifiquesappuient le maintien permanent de l’heure normale, qui constitue l’option la plus saine. En effet, la lumière du matin est essentielle pour synchroniser nos horloges biologiques, favoriser un sommeil sain et préserver la santé physique et mentale dans son ensemble, en particulier chez les enfants et les adolescents, les personnes âgées et les personnes vivant avec des problèmes de santé chroniques. Il s’agit d’une question complexe qui mérite d’être examinée au-delà des préférences personnelles.»


 

Ashley Nixon (français et anglais)

Professeure auxiliaire, Département de psychologie, Faculté des sciences sociales.

anixon@uottawa.ca

Les recherches de la professeure Nixon portent sur les interactions entre le sommeil, les rythmes biologiques et les facteurs environnementaux. Elle étudie notamment la façon dont la lumière, la température et d’autres facteurs environnementaux influent sur le rythme circadien, la qualité du sommeil, les fonctions cognitives et le bien-être humain.

« Le débat sur l’heure à conserver revient en fait à choisir à quel moment nous recevons de la lumière. Pour se synchroniser, les rythmes de notre corps ont besoin de lumière le matin. Sans elle, notre horloge interne se décale vers une heure plus tardive que les horaires de travail et d’école, et nous finissons par dormir moins. C’est pourquoi l’heure normale, ou l’heure naturelle, est le choix le plus sain. »


 

Joseph De Koninck (français et anglais)

Professeur émérite, Psychologie, Faculté des sciences sociales.

jdekonin@uottawa.ca

Le professeur De Koninck est un expert de renom dans les domaines de la psychophysiologie du sommeil, des rythmes biologiques pendant le sommeil et de l'impact des rêves, en particulier des cauchemars, ainsi que dans l'étude des troubles du sommeil, tels que l'insomnie associée à des troubles mentaux, notamment la dépression.

« Le déplacement de la période d'illumination solaire vers le soir peut désynchroniser notre horloge biologique de diverses manières. Cela peut perturber nos cycles de sommeil, de vigilance et de production d'hormones. De plus, cela peut diminuer la quantité et la qualité du sommeil. Enfin, le système circadien a besoin d'une exposition adéquate à la lumière du jour surtout le matin et en milieu de journée avec une réduction en soirée pour se synchroniser correctement. Trop de lumière en soirée empêche la production de la mélatonine qui est importante pour faciliter l’endormissement.

En bref, le déplacement de la période d'illumination solaire vers le soir peut perturber la synchronisation de notre horloge biologique et affecter notre sommeil, notre vigilance et nos fonctions physiologiques. »